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VICTOR (7)

Autre article dans la presse italienne

Dans un magazine de programme télévision, l'article est encore plus beau que le précédent
("Visto", n° 50, 16-12-2005)

La touchante histoire de l'enfant allemand guéri d'une tumeur après la bénédiction de Benoît XVI


 
 

La caresse du Pape a sauvé la vie de Victor

Il y en a qui ont crié au miracle, mais l'Eglise et la médecine freinent, car le petit a également été soigné par la chimiothérapie. Il est cependant certain que le Pontife lui a donné plus de force pour lutter contre le mal.

En août dernier, quand Benoît XVI s'est rendu à Cologne pour son premier et très attendu voyage à l'étranger, les caméras du monde entier étaient pointées vers lui. Et à aucun des objectifs n'a échappé la très tendre rencontre du Pape avec un enfant qui portait un masque de protection devant la bouche, la tête chauve, que le Souverain Pontife avait caressé et béni. Des images émouvantes non seulement parce que l'enfant était visiblement un petit malade du cancer, mais aussi, parce qu'on avait eu l'impression que le Pape l'avait recherché LUI parmi des dizaines de milliers de personnes: passant à travers la foule, protégé par les barrières de sécurité, il l'avait aperçu à plusieurs mètres de distance, puis il avait fait signe aux parents de s'approcher, et enfin il avait étreint avec tendresse le petit malade, lui caressant le visage et lui donnant sa bénédiction.

Un geste bouleversant et paternel vers un enfant dont on avait su qu'il s'appelait Victor, qu'il avait 6 ans, et qu'il avait été amené de Dusseldorf à Cologne par ses parents, justement dans l'espoir de rencontrer le Pape.

Mais certainement, l'espoir qui demeurait caché dans le coeur des parents de Victor, et qu'eux-mêmes osaient à peine exprimer par des mots, c'était surtout que la rencontre avec le Pape Benoît, ajoutée aux longues et douloureuses cures médicales, puisse d'une façon ou d'une autre amener la guérison du petit, ou, au moins, la favoriser.

Après cette rencontre, Victor fut soumis à d'autres séances de chimiothérapie, jusqu'à ce que, à l'occasion d'un contrôle effectué récemment, les médecins eussent constaté la disparition des tumeurs. En fait, une guérison complète, même s'il faudra probablement encore quelques années jusqu'à ce que Victor soit considéré comme assuré qu'il n'y aurait plus de rechute.

Il y en a qui parlent déjà de miracle, plus précisément du premier miracle de Ratzinger, le Pontife timide qui, avant même la fin de sa première année de pontificat, aurait déjà arraché un enfant à la mort.

Certes, cette histoire extraordinaire suggère beaucoup de choses: le Pape et l'enfant guéri sont tous les deux allemands et se sont rencontrés dans leur terre natale, Benoît XVI semble l'avoir recherché spécialement dans la foule qui l'applaudissait à Cologne, pour lui accorder une affection et une protection vraiment spéciales, et pour finir, ces images avaient déjà fait en août dernier le tour du monde, coome pour annoncer par anticipation la bonne nouvelle de la guérison de Victor.

Mais ceux qui ont l'habitude de garder les pieds sur terre ont déjà averti qu'il est certes trop tôt pour porter un jugement définitif, qu'il faut prendre en considération le fait que les thérapies contre le cancer, y compris en pédiatrie font chaque mois des progrès gigantesques, tandis que l'on sait de façon certaine que l'attitude psychologique du malade peut jouer un rôle important dans la guérison.

A coup sûr, Victor, qui n'a que 6 anns, a dû se sentir réconforté de recevoir, en plus de l'affection de ses parents, celle du Pape, qui, de son côté, a su réchauffer le coeur du bambin avec une grande tendresse. Désormais, Victor vivra, et c'est ce qui importe le plus

Maurizio Saglio
"Visto"
Décembre 2005



 
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